Statut de nouveau père oblige, je voulais faire part d’un (relatif) bon plan.

Soit une poussette Pack streety de chez Bébé Confort, tout en un, composée d’une poussette en deux versions (face à vous et face à la route), d’une nacelle et d’un siège auto.

Après de nombreuses recherches, pas moyen de trouver ce modèle compact (la moins lourde des poussettes combinées) à moins de 550-600 euros.

Pourtant, il existe un endroit où l’acheter moins cher, le magasin d’usine de la marque à Troyes. Je l’ai trouvé là bas à 474 euros (règlement possible par chèque + 42 euros de frais d’expédition par transporteur sur Paris avec 48H de délais), soit le meilleur prix et de loin – non, en fait je l’avais trouvé à 449 euros sur Newbabyland, un site italien, mais avec un délai de livraison de plus d’un mois.

Alors si vous aussi vous voulez économiser, courez à Troyes ou faites-vous livrer !

Contact : Bébé confort – 19, rue Marc Verdier – 10150 Pont Ste Marie – 03 25 80 72 27

Carte Orange - Creative commons, Zantastik

Carte Orange - Creative commons, Zantastik

Difficile de ne pas abuser de sa position quand on est en monopole à Paris et Ile-de-France. La fin annoncée des coupons de Carte Orange en est une bonne illustration.

La RATP clame ainsi sur tous les toits que ce titre de transport qui fait les beaux jours de l’entreprise depuis plus de trente ans va disparaître d’ici début 2009, arguant de son coût et de son caractère démodé à l’ère du passe Navigo sans contact.

Cela fait donc plusieurs mois que la RATP fait une campagne de communication propagande massive sur le thème : “Passez au Navigo avant qu’il ne soit trop tard!”. Et tout ça sur un mode autoritaire et non-discutable par les clients de l’entreprise. Ainsi, on réduit unilatéralement le nombre de stations où sont vendues les Cartes Oranges pour décourager les acheteurs qui rechigneraient à changer. Fin septembre, la moitié des 300 stations de métro parisien ne vendaient déjà plus de coupons de Carte Orange.

La RATP force en même temps la main au STIF, autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, seule décisionnaire en la matière (d’ailleurs c’est la même chose sur le Métrophérique, où Pierre Mongin s’essuie les pieds sur cette instance pas vraiment légitime et mal connue des franciliens). Le STIF a d’ailleurs annoncé début octobre la fin de la Carte Orange pour février 2009.

Mais quel cynisme quand même de la part d’une entreprise publique (au service du public?) d’imposer une telle marche forcée à ses clients – comme les clients ne voient pas qu’on leur propose un meilleur produit, imposons leur ! La politique du marche ou crève pour 2 millions d’utilisateurs encore attachés à leur titre de transport, ça donne vraiment envie d’essayer la concurrence dans les transports en commun…

environnementecoles

Copyright : http://environnement.ecoles.free.fr

Quelques jours d’absence pour cause de naissance de mon premier enfant, mais promis, je me rattraperai bientôt.

Surtout qu’il y a des thèmes qui m’intéressent et que je ne veux pas louper :
- Les Etats Généraux de la Presse, qui n’ont même pas de site Internet (et on dit que l’avenir de la presse passe par les nouveaux medias… Mais que fait Bruno Patino ?)
- La radio numérique, qui grâce au forcing des grands opérateurs de radio, a imposé aux Français un format différent des autres formats européens, et qui va pousser tous les auditeurs à se rééquiper d’ici 2011
- La convergence Internet/Télévision ou comment regarder Internet sur sa télé sans bouger de son canapé – comme on peut déjà regarder la télé sur Internet, la boucle apparaît bouclée…

Alors, à bientôt !

dreammovies.net

Copyright : dreammovies.net

Sophie Coignard nous régale d’un un article sur la difficile vie des surdoués dans Le Point de vendredi dernier.

Où on apprend qu’un surdoué possède les caractéristiques suivantes : ” fait dix choses à la fois, convaincu qu’il agit au mieux ; n’anticipe pas la réaction de l’autre ; produit dix idées à la minute ; est impatient ; est dépendant affectivement ; ne sait pas rester seul ; a peur de s’ennuyer ; est vulnérable sur le plan psychologique ; veut sauver le monde.”

Le surdoué-type pour la psy qui a établi ces critères est… Nicolas Sarkozy (moi j’aurais pensé surdoué de la communication surtout, mais bon, Carla a dit qu’il avait 5 ou 6 cerveaux et remarquablement irrigués qui plus est…)

La perle de cet article c’est l’interview express (et légèrement cire-pompes) de notre penseur global, Jacques Attali.

Parmi les question qui lui sont posées : “Avez-vous toujours été le meilleur ?” ou  “Vous avez déclaré un jour vouloir faire de votre vie une oeuvre d’art. Est-ce lié à votre statut de surdoué ?”.

Il faut le faire, mais ce n’est rien à côté des réponses. En vrac :
- JA a “explosé” à Polytechnique pour devenir major de sa promotion. D’ailleurs à un devoir il a eu 19 et le deuxième 3 seulement (bravo pour la mémoire, Jacques…)
- JA n’a pas de dons particuliers (pour ceux qui en auraient douté, relisez ses livres). Le seul qu’il se reconnaisse est une mémoire photographique hors normes qui lui permet dit-il, et je cite, “lorsque je dirige un orchestre, je tourne les pages de partition dans la tête”.
- Enfin, pour conclure ce moment d’anthologie, l’aigle de la mitterrandie nous régale de cette phrase qui définit les objectifs de sa vie (à savourer sans retenue) : “Mais avec, en toute occasion, une obsession personnelle : éviter toute dimension narcissique

Vous me direz arrogance et suffisance ? Je vous répondrai que par rapport à ce qu’il balance en quelques lignes, on se dit que les surdoués, quand ils sont conscients de leurs capacités, ne sont pas forcément modestes, mais qu’avec Jacques Attali, on est sûrs d’être tombés sur un magnifique spécimen…

Lint Musical

Source : lintmusical.com

Pardonnez cet anglicisme, mais j’ai vu cet intitulé sur le programmes des conférences organisées lors du prochain Web Paris, le fameux événement Internet organisé par Loïc Le Meur en décembre prochain à Paris.

Qu’ont à faire la modestie et l’absence de honte (pour une traduction, voir ici) dans un forum dédié aux start-ups et aux nouveaux phénomènes Internet ?

Ce thème (mystérieux en diable) sera débattu par Daniel Kaplan de la FING et Dominique Cardon, chercheur chez Orange.

Ca me fait penser à un proverbe (le premier de la liste dans les pages roses du petit Larousse) : “A beau mentir qui vient de loin”, soit le fait que celui qu’on ne connaît pas peut facilement mentir sans être contredit.

Avec Internet, tout change. Maintenant, du fait de l’essor des blogs et des réseaux sociaux à la Facebook, je dois reconnaître qu’on peut exagérer/grossir/minorer la réalité mais qu’il faut être habile.

Avec quelles stratégies ?
1) Ne pas être présent en ligne
2) Tout dire sur soi en utilisant les blogs, le micro-blogging, Facebook, LinkedIn…
3) Jouer une partition intermédiaire en choisissant son(ses) identité(s), le site où on l’exprime, quelle facette(s) on choisit de dévoiler

D’autres pistes ?

Library of Congress

Bible de Gutenberg - Copyright : Library of Congress

Le papier électronique est à la mode : entre la démonstration de Plastic Logic et le lancement du e-book (liseuse? lecteur? livre électronique?) de Sony en France, pas un jour ne se passe sans qu’une annonce ne vienne proclamer que le digne successeur du papier est arrivé.

Voir par exemple les articles suivants :
Editorsweblog.com : “After Le Monde and Le Figaro test E-Paper, which way now ?”
L’Expansion : interview du PDG de Plastic Logic

Plein de questions se posent encore à ce stade :

Le papier électronique/le e-book sont-ils un compromis entre le papier et Internet ?
A ce stade, on ne voit en effet pas d’équivalent, à part le téléphone portable pour s’occuper dans le métro

Mettre journaux et livres sur le même support, une bonne idée ?
C’est une excellente idée : si je peux sur le même appareil accéder à ma bibliothèque et aux quotidiens du jour, je n’aurais pas assez de temps libre pour m’en satisfaire. Et puis c’est un bon moyen pour sortir la presse française du fond du trou, non ?

Deux remarques cependant :
- Passons sur les aspects écologiques d’un papier entièrement plastique ou d’une machine qui se recycle imparfaitement
- Le numérique, contrairement à l’analogique (le bon vieux livre papier en l’occurence) ne se conserve pas. Il peut tomber en panne et doit être changé régulièrement

Bon et puis à 300 euros la machine (le papier électronique ne sera lui pas disponible avant fin 2009), je crois que je vais encore attendre un peu pour investir…

Affiche des ferias de Nîmes 2008

Affiche des ferias de Nîmes 2008

Lu un drôle d’article dans l’Express, hier. En fait, un reportage de l’”envoyé spécial” du journal pour la Feria des vendanges à Nîmes, le directeur de la rédaction, Christophe Barbier.

A la lecture, on découvre que notre ami à l’écharpe rouge, non seulement content d’être un spécialiste écrit et audiovisuel de la politique, est aussi un aficionado.

L’intérêt de cet article n’est pas là, car Christophe Barbier ne s’est pas déplacé seul. Les photos sont en effet signées Alexandre Barbier – le fils ? le frère ? le cousin ? de notre auteur.

Sachant que l’Express compte un service photo fourni (pas moins de 11 personnes), on peut s’étonner de cette nouvelle signature. Simple week-end en famille sous le soleil nîmois où l’on joint l’utile à l’agréable ? Ou signe que les temps sont durs et que le journal n’a pas les moyens d’envoyer un photographe ?

Et vous, vous en pensez quoi ?

PS : sur le sujet tauromachique, de toute façon, je préfère de loin les chroniques régulières de Francis Marmande (et notamment celle-ci), qui s’y connaît un peu mieux…

Sabine Wespieser

Copyright : Sabine Wespieser

Décidément, je suis abonné aux succès de cette sympathique maison d’édition avec ce roman de Tariq Ali, Le livre de Saladin, ou le récit du grand conquérant kurde Saladin, vu par les yeux de son scribe juif, Ibn Yacoub.

Encore une fois, c’est du très bon que ce roman, deuxième d’une série de cinq (“Le quintet de l’islam”) sur les périodes fastes de la religion du prophète.

Age d’or que celui de Saladin, qui réussit à bouter les franj (les croisés) hors de Jérusalem et de la terre sainte au douzième siècle de notre ère. Le romancier nous éclaire de bout en bout sur cette époque mal connue – avec un point de vue nettement différent de celui du Kingdom of heaven de Ridley Scott (que je vous conseille néanmoins de voir pour la délicieuse, parce qu’encore pas trop vue, Eva Green).

Les croisés sont dépeints comme d’horribles barbares, sans foi ni loi, alors que dans le même temps, Saladin fréquente Maïmonide et puise aux meilleures sources d’une pensée riche et multi-culturelle – à une époque où les terres musulmanes s’étalaient de l’Espagne à l’Irak et où les juifs étaient bien traités par les sultans.

Je piaffe d’impatience à l’idée de découvrir les trois autres volumes à paraître en français – sachant que les quatre premiers de la série ont déjà été publiés en anglais, combien de temps nous faudra t-il attendre ?

Jacques Ellul

Jacques Ellul

Ellul est connu comme le penseur de la technique (en beaucoup plus clair qu’Heidegger d’ailleurs).

Je pense à lui à la lecture de ces deux articles récents.

Le premier, dans Telerama, avec l’interview d’Alex Türk, le patron de la CNIL. Celui-ci explique que les deux grands chantiers des prochaines années sont la protection de l’environnement et des libertés publiques et individuelles. Ces dernières sont menacées par la montée en puissance des technologies numériques – et l’utilisation des données personnelles qui peut en être faite notamment.

Le second, dans Le Figaro, sur un agriculteur venu raconter son expérience des OGM devant l’Institut de France, et expliquer à ces savants conquis d’avance que les OGM, c’est super et que la France prend un retard dramatique en les condamnant par la voix de l’obscurantiste Bové.

Ellul expliquait très bien que le principe de base de la société technicienne, c’est la folle course en avant vers le toujours plus. Rien ne peut arrêter la technique, surtout quand l’argument qui est servi aux citoyens est celui du “On ne peut pas faire autrement!” et du “Si on ne le fait pas, d’autres le feront!”.

Et bien on est en plein dedans, non ?

PS : pour une introduction à la pensée d’Ellul, lire l’excellent livre que Jean-Luc Porquet lui a consacré (L’homme qui avait presque tout prévu, éd. Cherche-Midi, 2003)

La future loi sur l’audiovisuel doit être examinée au Conseil des ministres le 08/10 puis passer au Parlement avant d’entrer en application début 2009, date de la suppression partielle de la publicité sur France Televisions.

Même si cette loi va parler de nombreux sujets, c’est celui qui concerne le fleuron de l’audiovisuel public à la française qui concentre le plus d’attention et qui fait beaucoup s’agiter les lobbies préférés du secteur – une grande coalition qui va des habituels interlocuteurs des pouvoirs publics (représentés par exemple par le père d’un jeune homme très bien de sa personne qui travaille pour un site de vidéo sur Internet) à de nouveaux acteurs comme le Mouvement du 2 juin.

Au nom de la menace qui pèse sur l’étatisation/la paupérisation de la télévision publique et du soutien à la création, le traditionnel combat de la culture contre les forces de l’Etat/du marché se déroule. Et, dans un domaine qui vit en grande partie de la réglementation et de l’exception culturelle française, les lobbies sont nombreux (voir le nombre des organisations signataires de l’appel du 2 juin) !

Pourtant, c’est avant tout un coup de pied dans la fourmilière qui met fin au confort d’une situation établie. Les acteurs culturels ont des raisons d’être perturbés. Mais ils ont beaucoup à gagner d’une situation assainie, dans laquelle les oeuvres vont être débarrassées de leur gangue publicitaire. Et les producteurs vont pouvoir réfléchir à des modes de financement moins coûteux et plus diversifiés. Et puis enfin, du point de vue du téléspectateur, quel plaisir de voir les soirées télé commencer peu après 20H30 sans tunnels de pub et d’aller au lit plus tôt ?

PS : pour plus d’infos sur la réforme en cours, je vous conseille le blog d’Emmanuel Berretta, qui s’informe aux meilleures sources ministérielles (en revanche, Emmanuel, il faudrait changer la photo, je vous ai vu à la télé ce week-end, vous m’avez paru, comment dire sans vous vexer, plus vieux…)

PPS : Radio France sort miraculeusement épargnée de la purge publicitaire imposée à France Televisions. Un hommage à une publicité pas trop voyante ?

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